Vers une réforme des rythmes scolaires ?

Publié le par Politique Educative Locale de Brest

Par François Jarraud



C'est sans doute une des questions les plus ardues posées aujourd'hui au système éducatif. Comment adopter des rythmes mieux adaptés aux élèves alors que le gouvernement a utilisé jusque là cette importante question pour atteindre des objectifs purement financiers ?


La Commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale a mis en place une mission d'information sur les rythmes de vie scolaire. " La mission devrait examiner les durées annuelle, hebdomadaire et quotidienne du temps scolaire et les périodes de congés. Elle envisage d’auditionner une trentaine de personnalités et d’organismes, en procédant à plusieurs tables rondes, qui devraient lui permettre d’entendre les associations de parents d’élèves, les syndicats d’enseignants, les responsables du ministère, mais aussi des psychologues, des pédiatres, des pédagogues, des associations de maires, ainsi que le ministre de l’éducation nationale, la ministre de la santé et des sports et le ministre de la jeunesse et des solidarités actives" précise le communiqué de l'Assemblée.


La mission se compose de 14 députés (Mme Michèle Tabarot, (UMP), M. Xavier Breton, co-rapporteur (UMP), M. Yves Durand, corapporteur (SRC), Mme Joëlle Ceccaldi-Raynauld (UMP), M. Bernard Depierre (UMP), M. Gérard Gaudron (UMP), M. Jacques Grosperrin (UMP), M. Dominique Le Mèner (UMP), Mme Marie-Josée Roig (UMP), Mme Monique Boulestin (SRC), Mme Martine Faure (SRC), M. Michel Françaix (SRC), Mme Jeanny Marc (SRC) et Mme Marie-Hélène Amiable (GDR)) dont 8 UMP.


Quel objectif ? Sa constitution fait suite a l'action menée par la Fcpe, appuyée par les meilleurs spécialistes et par l'Académie de Médecine. Elle résulte aussi d'une réflexion ministérielle sur les congés d'été, le ministre ayant fait savoir que leur longueur pourrait être revue. Elle se trouve donc au centre de préoccupations de nature bien différentes. Mais surtout elle est assise sur un vrai problème : comment toucher au calendrier scolaire, c'est à dire au temps de travail des enseignants, quand on a rien à négocier ? Par la loi ?

 

Communiqué

http://www.assemblee-nationale.fr/13/controle/com_aff_cult/co[...]

Comment rétablir la semaine de 9 demi-journées

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2010/03/310310r[...]

Commenter cet article

martine jourdain 19/05/2012 10:46

Quelle régression !!!
Depuis le temps que nous attendions la semaine de 4 jours, voici maintenant qu’on nous l’enlève déjà.
Ce système qui fonctionnait parfaitement avec la possibilité de faire du soutien pour les enfants en difficulté permettait aux parents divorcés de voir leurs enfants dans de bonnes conditions. Les
élèves n’étaient pas plus fatigués en classe, bien au contraire, et ils pouvaient profiter de leurs parents des week-ends entiers.
Nous allons opérer un grand retour en arrière, à l’heure où en Allemagne ils cherchent à abandonner ce système !
Des enfants plus fatigués et ballotés à droite et à gauche car il faudra bien trouver un système de garde pour les fins de journées qui seront plus courtes en classe. Des dépenses certainement au
niveau des mairies (impôts), qui devront installer de nouvelles garderies. Des élèves plus fatigués qui devront quand même concilier ou se passer des activités extrascolaires car ils n’auront plus
le mercredi. Dommage !
Des enseignants certainement plus fatigués et moins motivés car le seul avantage de leur profession (car ce n’est certainement pas le salaire !) leur sera enlevé.
Et que dire d’un nouvel étalement des vacances, à l’heure encore où les Allemands s’interrogent ?
Dans une société où les familles sont de plus en plus éloignées et où il devient impossible de se voir aux « petites vacances », cela ne fera qu’empirer les difficultés des familles à se
regrouper.
Quant à la concentration des élèves (et des enseignants) concernant les semaines où ils auront à travailler en classe au mois de juillet ou d’août, il sera difficile d’y croire vu la chaleur qu’il
fera (30 à 40°C au moins dans les classes). Ces températures sont déjà monnaie courante dans le sud et aux mois de juin et septembre, les journées de canicule sont nombreuses. Personne n’est en
mesure alors de travailler correctement et la fatigue est extrême. L’absentéisme sera alors fréquent d’autant que les parents eux prendront bien leurs vacances en juillet et août.
Bref, j’espère que les syndicats sauront agir pour conserver à cette profession le peu d’avantages qu’elle possède et lui permettre de travailler dans des conditions décentes. Merci à eux !
Martine de Marseille enseignante en CM2 depuis 30 ans.